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Quelles plantes pour une meilleure digestion ?

Après un repas un peu trop copieux, riche en graisses, et une consommation abondante d'alcool, de café voire de tabac, il n'est pas rare de ressentir une certaine pesanteur d'estomac... Cette sensation de mal digérer ou de digérer lentement, que l'on appelle dyspepsie, se traduit par des éructations, une distension abdominale voire des nausées.

La solution classique

Elle consiste à prendre des anti-spasmodiques qui réduisent les contractions des muscles digestifs, des anti-acides qui freinent la surproduction acide de l'estomac et soulagent les brûlures, ainsi que des pansements gastriques pour calmer les symptômes.

Quant aux maux de tête parfois intenses associés à des digestions difficiles, ils peuvent être rapidement contrés par des antalgiques, en évitant alcool et tabac qui contribuent à entretenir les céphalées et les nausées.

En parallèle de ces solutions médicamenteuses, il existe des solutions plus naturelles :

Au rayon des plantes

De nombreuses plantes contiennent des huiles essentielles eupeptiques qui viennent à bout des digestions difficiles. C'est le cas notamment du carvi, de l'aneth ou du fenouil qui, par ailleurs, combat l'aérophagie et les ballonnements abdominaux. D'autres espèces végétales comme le Boldo, stimulent les fonctions digestives après un repas trop copieux. Par ailleurs, l'ananas, riche en broméline, a également une action digestive de même que la papaye ou encore le gingembre, un tonique aromatique largement utilisé dans la dyspepsie. Enfin, des plantes comme l'artichaut, le romarin ou le radis noir stimulent les fonctions hépatiques et facilitent également la digestion.

Mais vous devez également ménager votre estomac, saturé et devenu paresseux, le lendemain de vos agapes. Mangez léger en optant de préférence pour du poisson et des légumes cuits, évitez les aliments qui stimulent l'acidité gastrique (graisses), buvez beaucoup d'eau (les eaux minérales riches en bicarbonates, légèrement pétillantes et salées, atténuent les aigreurs digestives), des infusions, des potages et des bouillons.

PERIMENOPAUSE : COMMENT LA RECONNAÎTRE ?

La périménopause correspond à la période durant laquelle apparaissent certains troubles annonçant l'approche de la ménopause. Reconnaître les signes cliniques et biologiques qui précèdent de quelques mois ou quelques années l'arrêt définitif des règles, peut permettre de mieux vivre cette période souvent difficile de la vie d'une femme.

L'âge moyen d'entrée en périménopause est de 47,5 ans, tandis que la ménopause survient le plus souvent entre 48 et 52 ans. Cette période charnière de la vie d'une femme est souvent difficile. En plus de certains troubles cliniques déstabilisants, l'environnement familial et socioprofessionnel est instable ou incertain : départ des enfants, difficultés conjugales, sexualité troublée, décès ou maladie de parent proche, menace sur le travail, etc. S'y ajoute un symptôme majeur : l'anxiété, qui est largement sous-estimée. Et enfin, la menace de la prise de poids est importante.
C'est ainsi que reconnaître les signes de la périménopause peut aider à vivre ce passage délicat.


Quels sont les signes de la périménopause ?

Les manifestations cliniques de la périménopause sont variables d'une femme à une autre et chez une même femme.
Il existe trois types de signes cliniques qui se manifestent en succession ou en alternance.

· Des troubles du cycle dominés par des cycles courts et qui surviennent en moyenne dès 42 ans. Ils s'accompagnent souvent de troubles des règles (flux plus important).

· Un syndrome prémenstruel : tension des seins, ballonnements, prise de poids, nervosité et irritabilité, mais aussi, troubles du cycle, comme une alternance de cycles courts et longs ou des règles plus abondantes.

· Suspension des règles et bouffées de chaleur. Eh oui, entre 8 et 12% des femmes présentent des bouffées de chaleur alors qu'elles sont encore bien réglées.

· D'autres symptômes y sont souvent associés comme la fatigue, la tendance dépressive, les troubles du sommeil et parfois une sécheresse vaginale.


Peut-on prédire ou confirmer la ménopause ?

Chez les femmes encore réglées, les dosages hormonaux sont généralement inutiles. Ils peuvent cependant confirmer une ménopause chez les sujets sans règle depuis longtemps et présentant des bouffées de chaleur ou dans certaines situations cliniques. Le taux de FSH est alors élevé, tandis que celui des estrogènes est au plus bas.
(Dans le cycle normal, quand les ovaires ne produisent plus assez d'estrogène, le système nerveux central répond en produisant une hormone hypophysaire,

la FSH

qui restimule l'ovaire. Le taux de FSH rechute ensuite. Après la ménopause, les ovaires ne produisant plus d'estrogène,

la FSH

reste tout le temps élevée.)

Quel traitement en cas de périménopause symptomatique ?

L'objectif est d'améliorer la qualité de vie et d'aider à passer ce cap difficile. Il repose essentiellement sur des progestatifs, mais le traitement varie selon les symptômes. La durée du traitement est à discuter au cas par cas, mais elle est généralement courte, de trois à six mois.

Et attention, en périménopause, on peut encore tomber enceinte !

LA VERITE SUR LA GRIPPE AVIAIRE OU PESTE AVIAIRE

LA VERITE SUR LE GRIPPE AVIAIRE OU PESTE AVIAIRE

Depuis cet été, la presse se fait l'écho du risque de pandémie par la grippe aviaire. Ce risque est-il réel ? Que faut-il savoir ? Que faut-il faire en pratique ? E-santé vous donne les réponses à toutes les questions clés.

Eviter les marchés de volailles à l'étranger
La grippe aviaire est une grippe des volailles qu'elle décime en grande partie. Elle est due à un virus qui n'est pas adapté à l'homme et c'est la raison pour laquelle il n'a pas été observé d'épidémie humaine. La centaine de cas qui a été observée chez l'homme était le fait de contacts directs avec les oiseaux : plus de 50% en sont décédés. En pratique, il faut donc éviter les marchés de volailles lors de voyages à l'étranger.

Se vacciner contre la grippe (MUTAGRIP ® ou VAXIGRIP®)
La menace actuelle serait que ce virus mute pour s'adapter à l'homme. C'est ce qui s'est passé dans toutes les grandes pandémies du XXe siècle, dont celle de 1917-1918, la fameuse grippe espagnole qui fit 20 millions de morts dans le monde. Cela serait possible notamment si les deux virus, celui de l'homme et celui des volailles, se rencontraient dans le même organisme et se combinaient entre eux. C'est la raison pour laquelle il faut idéalement que le maximum de personnes soient vaccinées contre la grippe humaine actuelle.

Il existe une autre raison pour se vacciner contre la grippe : en cas de pandémie, si vous faites une grippe, on l'attribuera directement à la grippe aviaire et cela vous fera gagner un temps précieux pour votre traitement.

Et contre le pneumocoque aussi (PNEUMO23®)
La grippe est dangereuse par ses complications pulmonaires. L'une des plus graves est la surinfection avec des pneumocoques. C'est la raison pour laquelle il est avisé de se vacciner également contre le pneumocoque, le même jour que pour la grippe, mais à un endroit différent du corps.

Se vacciner à tout âge
La vaccination n'est pas réservée aux plus de 65 ans et aux gens immunodéprimés et fragiles. Les dernières pandémies ont surtout fait des victimes chez les adultes jeunes. En pratique, il faut vacciner tout le monde, y compris les enfants.

Un vaccin contre la grippe aviaire humaine ?
Aujourd'hui, le virus n'existant pas encore, nous ne pouvons pas fabriquer de vaccin contre lui. S'il apparaît, il faudra compter 4 à 6 mois pour le fabriquer.

Connaître les symptômes de la grippe
Ce qui caractérise la grippe, c'est la brutalité de sa survenue, en quelques heures, voire en moins d'une heure. La grippe « agrippe » ! D'un seul coup, les symptômes suivants s'imposent :
- début brutal,
- fièvre et frissons,
- toux,
- maux de tête,
- courbatures,
- fatigue.

Pourquoi faut-il bien les connaître ? Parce que lorsqu'ils arrivent, il faut foncer chez le médecin : les traitements antiviraux existent, mais plus ils sont pris rapidement, plus ils sont efficaces.

Les traitements antiviraux doivent être commencés dès que possible
Il existe des traitements antiviraux efficaces. Ce sont des molécules qui inhibent une enzyme dont se sert le virus pour infecter nos cellules. Or le virus a besoin de rentrer dans nos cellules pour se reproduire : il utilise les moyens de duplication de nos propres cellules pour fabriquer ses propres copies ! Chaque cellule infectée va ainsi produire des milliers de virus avant de mourir et infecter ses voisines… Cette enzyme dont le virus a besoin pour pénétrer nos cellules est la neuraminidase. Les antiviraux dont nous disposons sont des inhibiteurs de la neuraminidase (TAMIFLU® et RELENZA®). On comprend bien pourquoi il faut les prendre au plus vite : plus on les prend tard, plus le nombre de cellules infectées est grand. Après 48 heures, c'est trop tard. Après 24 heures, les résultats sont déjà moins bons.

Différences entre le TAMIFLU® et le RELENZA®
Le Tamiflu® se prend sous forme de comprimé (1 matin et soir) ou sous forme de gouttes pour les enfants. C'est la forme la plus pratique.
Le Relenza® doit être inhalé. C'est de la poudre qui s'utilise avec un inhalateur spécial. Il faut faire deux inhalations matin et soir.
Il n'existe pas d'étude comparative entre les deux produits.
Il est devenu très difficile de s'en procurer en France, le gouvernement ayant réquisitionné les stocks. Cela est encore possible dans certains autres pays européens.
Le gouvernement français a constitué d'importants stocks de Tamiflu®. Ils serviront lors de l'épidémie, si elle survient.

Se protéger avec des masques ?
Oui, mais pas n'importe lesquels. Les masques classiques de chirurgien ont surtout pour fonction de protéger les patients contre les microbes des chirurgiens. Là, c'est l'inverse qu'il faut. Les masques efficaces sont de type spécial dit FFP2 ou FFP3. Ils sont utilisés aujourd'hui sur les chantiers dégageant beaucoup de poussières.

Que faire d'autre ?
Pas grand-chose, sauf si l'on est responsable d'une collectivité : école, administration, entreprise, etc. Il faut alors préparer un plan anti-épidémie en organisant la protection des personnels d'accueil, l'information des personnes et la vaccination. Il s'agit également de prévoir des plans de rupture d'activité, de non circulation entre les établissements ou encore d'organisation différentes de l'activité (travail à la maison avec Internet par exemple).

Serons-nous rapidement alertés ?
Oui, c'est une certitude car le réseau de veille mondial est très au point. En France, il s'agit du Grog. Vous pouvez aller sur leur site pour suivre les épidémies : www.grog.org.
Le site du ministère de la Santé a prévu une rubrique spéciale avec un dossier très complet. A visiter également : www.sante.gouv.fr.

Prévenir les cancers par les aliments, c'est efficace !

Prévenir les cancers par les aliments, c'est efficace !

Les fruits et légumes sont les meilleurs anticancéreux en prévention. Nombre des médicaments anticancéreux ont d'ailleurs été extraits du mode végétal. Le Pr Béliveau explique comment manger « préventif ».

Les plantes se défendent de leurs prédateurs en sécrétant des toxiques qui les tuent ou les rendent malades. Ces composés phytochimiques sont aussi d'excellents anticancéreux et nous pouvons en bénéficier grâce à une alimentation adaptée. C'est ce qu'explique le Pr Richard Béliveau, dans son dernier livre « Les aliments contre le cancer ». (Richar Béliveau est professeur de biochimie et directeur du laboratoire d'oncologie moléculaire du pavillon Charles-Bruneau de l'hôpital Sainte-Justine, à Montréal.)

Cette information est essentielle, car il devient possible de se protéger en se faisant du bien : les aliments qu'il nous est proposé de manger davantage et de manière plus variée sont tous bons. La variété est essentielle pour optimiser le résultat.
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Le hit-parade des fruits et légumes anti-cancer

Au hit-parade des aliments efficaces contre le cancer nous trouvons :
- choux de Bruxelles,
- brocoli, chou-fleur, choux,
- ail,
- oignon, échalote,
- épinard, cresson,
- soja (fèves de soja),
- graines de lin fraîchement moulues,
- tomates,
- curcuma,
- poivre noir,
- bleuets (myrtilles), framboises, mûres,
- canneberges (séchées),
- raisin,
- chocolat noir 70%
- jus d'agrumes
- thé vert (infusé 10 minutes)
- vin rouge (1 verre max par jour).

Ces aliments sont à consommer tous les jours, de la manière la plus variée possible. A savoir : le poivre noir et le curcuma, à faibles doses, multiplient les pouvoir anticancéreux de tous ces aliments. Ce sont des épices à avoir dans toutes les cuisines ! Le Pr Béliveau préconise d'en utiliser une petite cuillère à café par jour.


Les autres aliments riches en anticancéreux

D'autres fruits et légumes sont riches en d'autres composés phytochimiques anticancéreux. En voici la liste :
- algues marines,
- artichaut,
- aubergine,
- avocat,
- basilic et romarin,
- bokchoi (variété de chou chinois),
- câpres,
- céleri,
- cerise,
- clou de girofle,
- épinard,
- fenouil, anis, coriandre,
- gingembre,
- laitue,
- lentilles,
- luzernes,
- mangue,
- orge,
- pamplemousse,
- persil,
- piment chili,
- poire,
- pomme,
- shiitake (varié de champignon japonais),
- son de blé,
- thé noir,
- thym.

Il ne vous reste donc plus qu'à manger sainement et avec plaisir : les choix ne manquent pas ! Vous pouvez manger ces légumes avec des céréales, mais aussi avec du poisson, des volailles et plus rarement avec de la viande. Il faut continuer à éviter les charcuteries, les salaisons, les produits fumés, les viennoiseries et les gâteaux… Ces derniers aliments sont à réserver pour des occasions hebdomadaires ou festives.

Quel est le risque pour un Américain d´âge moyen de développer une obésité ?

RS et al. Ann Intern Med 2005 ; 143 : 473-480.
Pr Philippe ChansonVasan
Il est toujours aussi difficile, à l´heure actuelle, de savoir pourquoi certaines personnes développent une obésité et en particulier comment, au cours du temps, se développe cette pathologie. Afin de connaître les risques à court et à long terme de développement d´un surpoids et d´une obésité au cours de la vie, des auteurs américains ont analysé les données issues de l´étude prospective de cohorte de Framingham (Framingham Heart Study) menée entre 1971 et 2001 et qui a permis de suivre plus de 4 000 participants dont plus de la moitié étaient des femmes.
Les taux de développement d´un surpoids à 4 ans variaient de 14 à 19 % chez les femmes et de 26 à 30 % chez les hommes. Les taux de développement d´une obésité à 4 ans allaient de 5 à 7 % chez les femmes et de 7 à 9 % chez les hommes. Le risque, à long terme (30 ans) pour un sujet âgé de 50 ans était similaire dans les deux sexes. Il variait avec l´âge et globalement était de 1 sur 2 pour le surpoids, de 1 sur 4 pour l´obésité et de 1/10 pour les obésités morbides (IMC >= 35 kg/m2).
Un Américain blanc, à l´âge de 50 ans a, au cours des années qui lui restent à vivre, une chance sur deux d´être en surpoids et une chance sur quatre d´être obèse. C´est dire l´importance du problème !

ANDROPAUSE & PHYTOTHERAPIE

Le traitement de l’andropause par la phytothérapie
Dr. Géo Van Snick – Bruxelles (Belgique)

Le vieillissement est fort lié aux changements hormonaux tant chez l’homme que chez la femme. Chez la femme la progestérone d’abord ensuite les oestrogènes diminuent brutalement.

L’objectivation de ces variations hormonales est l’arrêt du cycle. Chez l’homme, le taux d’androgènes diminue de manière moins brutale. Dans les deux sexes les hormones comme l’hormone de croissance et le DHEA (dihydroepiandrostènedione) sont en chute libre... Ces mécanismes démontrent que l’expression de l’andropause est beaucoup moins violente que celle de la ménopause, en outre l’andropause ne présente pas de témoin objectif comme un arrêt du cycle. Les dosages sanguins hormonaux montrent simplement une diminution progressive des paramètres hormonaux comme la testostérone et ses dérivés, la mélatonine, etc...

Ces dosages sont très sensibles et liés à l’heure du prélèvement. La plupart du temps ils sont inutiles, le tableau clinique étant suffisant pour intervenir médicalement.

L’expression clinique de l’andropause

L’apparition de l’andropause se fait de manière progressive et ne présente pas de témoin physique, contrairement à la femme dont le témoin physique e ménopause est l’aménorrhée.

Néanmoins le diagnostic de l’andropause, en dehors d’un dosage sanguin, est témoigné par l’addition des symptômes subjectifs suivants : instabilité émotionnelle, diminution de la puissance musculaire, diminution de la force, diminution de la résistance à l’effort, diminution de la vitesse de réaction, augmentation du dépôt de graisse autour du ventre, troubles du sommeil, douleurs chroniques, diminution de la libido, dysfonction érectile, diminution de la résistance osseuse et également des conséquences générales sur la santé comme l’ostéoporose et un risque vasculaire plus élevé.

La sensibilité à l’andropause est liée au métabolisme insulinique, à l’axe endocrinien complet (hypophyse, hypothalamus, thyroïde, surrénale) mais également à la compétence du système neurotransmetteur (sérotonine, mélatonine, dopamine, noradrénaline, adrénaline...)

Traitement

La plupart des hormones présentent des récepteurs dans de nombreuses cellules différentes, ce qui explique la diversité des symptômes et l’utilité relative des traitements symptomatiques.

Le traitement passera par une restauration de l’équilibre des médiateurs hormonaux et neuroendocriniens, une alimentation préventive, une amélioration des détoxications de l’organisme, l’ajout d’antioxydants.

Alimentation

L’état nutritionnel est un des facteurs essentiels pour lutter contre l’installation rapide de l’andropause tant sur la quantité des apports (36 kcal/ kg) que sur la qualité caractérisée par un apport lipidique diversifié riche en acides gras essentiels comme les polyinsaturés à longues chaînes (acide arachidonique, acide éicosapentaénique et l’acide docosahexanoïque).

Le besoin en protéine est de 1gr de protéine par kilo de poids corporel. Les besoins en micro nutriments : richesse en minéraux (calcium, magnésium), en sélénium, zinc, vit A, vit K, Vitamines du groupe B sont importants.

Un apport hydrique de l’ordre de 2 litres dont minimum 0,7 l sous forme de boissons est indispensable. Il faut augmenter la consommation de noix, noisettes, céréales complètes, légumineuses riches en magnésium, huile d’olive, soja, fruits secs, légumes, fruits et limiter les graisses animales.

Hygiène de vie

Le rétablissement d’un poids idéal permettra une régulation de la 5 aromatase et la pratique d’un exercice physique modéré et régulier aura un effet favorable tant sur les paramètres psychiques que physiques. (1509 s)

Plantes

Dans tous les cas, nous utiliserons le Glycine max (soja), ses effets sont tellement multiples qu’il est inévitable, il stabilise la densité osseuse dans les deux sexes après 50 ans. Il présente un effet hypocholestérolémiant, est précurseur du monooxyde d’azote (le plus puissant vasodilatateur connu), et par sa richesse en arginine précurseur de NO entraîne une diminution de la pression diastolique.

Il ralentit de la montée des PSA dans le cancer prostatique et prévient le cancer de la prostate. En outre, il assure une protection rénale chez les diabétiques et une amélioration des fonctions cognitives (dans un groupe capable de fabriquer de l’équol au départ de la daïdzéine) en présence de bactéries intestinales compétentes.

De manière systématique, les antioxydants comme le Rosmarinus, le Lycopène de la tomate seront prescrits, en association avec des plantes de détoxication de l'organisme comme Chrysantellum americanum ou d'autres grands polychrestes comme Carduus marianus. Le pycnogénol extrait des pépins de raisins ou de l'écorce de pin est également un antioxydant très puissant intéressant dans le cadre du traitement de l'andropause.

Une plante spécifique semble particulièrement intéressante et nécessite développements et recherches dans cette indication de l'andropause, il s'agit du Tribulus terrestris.

Contre l’instabilité émotionnelle, la diminution de la puissance musculaire, la diminution de résistance à l’effort et la diminution de la vitesse de réaction, l’Eleuterococcus senticosus associé au magnésium permettront une amélioration de la situation.

Pour s’opposer à l’augmentation du dépôt de graisse autour du ventre, le Chrome et le Vaccinium myrtillum seront efficaces en améliorant le métabolisme glucidique. Deux plantes, Tilia Tomentosa et l’Eleutherococcus senticosus, s’opposeront aux troubles du sommeil. Les douleurs chroniques seront apaisées par les chondroprotecteurs et le Ribes nigrum qui stimulera en sus la surrénale fatiguée.

Une éviction des produits oestrogéniques stricts ou oxydants comme le tabac, l’alcool, Humulus lupulus, Salvia off, Panax Ginseng est indispensable.

Un ajout de Calcium et de vitamine D s’opposera à l’ostéoporose. La diminution de la libido et la dysfonction érectile seront utilement compensées par l’emploi de Sabal serrulata, selénium, zinc et Vit B.

Conclusion

Le traitement de l'andropause nécessite une compréhension des systèmes hormonaux complexes. La lutte contre l'étiologie de la problématique et l'utilisation de remèdes symptomatiques permettront de passer au-dessus de cette période difficile.

L'utilisation de plantes qui agissent comme précurseur des hormones essentielles comme la testostérone, la mélatonine, la DHEA permettront dans l'avenir de compenser les diminutions physiologiques et de postposer l'andropause.

Glande pinéale et mélatonine impliquées dans la maladie migraineuse

PERES M.F.P. Melatonin, the pineal gland and their implications for headache disorders. Cephalalgia 2005 – 25 : 403-411.
Pr Patrick Henry
Si la glande pinéale n´est pas forcément le siège de l´âme comme le pensait Descartes, elle joue un rôle essentiel grâce à la mélatonine sur la régulation des rythmes circadiens, du sommeil, de l´humeur et du vieillissement. Cette revue de la littérature très complète montre l´implication de la mélatonine dans la migraine et le cluster headache où les taux de sécrétion nocturnes sont usuellement bas. Les implications les plus nettes ont été trouvées dans la migraine menstruelle, la migraine chronique et lorsqu´il existait des comorbidités fréquemment rencontrées dans la migraine, état dépressif et insomnie en particulier.
Dans le cluster headache, non seulement les taux sont bas mais le rythme de sécrétion est anarchique. Les résultats thérapeutiques avec la mélatonine sont dans l´ensemble positifs mais les séries publiées restent trop limitées et fragmentaires. Des études préliminaires semblent prometteuses dans les céphalées hypniques ainsi que dans la symptomatologie du jet-lag où les céphalées de tension sont fréquentes. Les mécanismes potentiellement impliqués sont multiples : action anti-inflammatoire, piégeage des radicaux libres, inhibition de la synthèse du No, stabilisation membranaire, potentiation du Gaba, protection contre les neurotixicité du glutamate, modulation sérotoninergique etc… A défaut d´être l´expression de l´âme, la mélatonine joue un rôle de chef d´orchestre irremplaçable

Pourquoi prescrit-on autant de tranquillisants ?

La France est le premier pays au monde prescripteur et consommateur de tranquillisants (benzodiazépines). Pourquoi les médecins français prescrivent huit fois plus que les Américains et cinq fois plus que les Anglais ? Les résultats d'une enquête apportent des réponses à cette question.

Deux femmes comédiennes, de 30 et 60 ans, ont été formées à formuler cette demande de prescription. La première est censée souffrir d'une insomnie d'endormissement, de palpitations, d'angoisses, de petits malaises, de crises de tremblements et d'une boule dans la gorge. Elle va bien mais souhaite renouveler son ordonnance, qu'elle a malheureusement égarée. La seconde vient de prendre sa retraite et de déménager avec son mari. Mais elle s'ennuie, ce qui provoque chez elle une anxiété importante.
Ces deux volontaires ont été envoyées consulter 60 médecins généralistes de secteur I. Sur les 902 médecins contactés, 165 ont accepté de participer à cette étude, c'est-à-dire de recevoir la visite impromptue d'une enquêteuse qu'ils ne pourront pas identifier.


Précisons que cette enquête a été initiée par le Dr Patrick Lemoine, psychiatre et spécialiste du sommeil. Elle n'a pas pour objectif de « piéger » les médecins, mais d'observer l'attitude des généralistes face à une demande injustifiée de psychotropes. Le protocole a été validé par le Conseil de l'Ordre des médecins et le Conseil consultatif national d'éthique.
Les médecins ne savent pas dire non
Aucun des généralistes consultés n'a refusé de prescrire ou de renouveler un tranquillisant. Ils sont accueillants, même chaleureux, et consacrent beaucoup de temps à leurs patientes. Mais ils ont beaucoup de mal à refuser la demande.
Dans le cadre de l'évaluation des pratiques professionnelles et de leurs améliorations, il semblerait qu'il soit utile de mettre en place des formations sur les stratégies à développer face à une demande indue de prescription de benzodiazépines.
En effet, selon le Dr Patrick Lemoine, la trop grande prescription résulte d'un déficit de formation. Si la France dispose d'une des meilleures formations cliniques au monde, en revanche, elle consacre très peu de temps à la gestion des refus.


Certes, il serait intéressant de connaître également l'attitude des médecins spécialistes, mais sur le plan quantitatif, les ordonnances de benzodiazépines proviennent essentiellement des généralistes et, dans une moindre mesure, des psychiatres…

Les femmes et leurs migraines…

C'est une réalité, les femmes souffrent trois fois plus de migraines que les hommes. La puberté et les règles sont des moments à grand risque. Ces douleurs intolérables sont sources de handicaps importants. Pourtant, une fois la migraine diagnostiquée, il existe des solutions...

La migraine est une affection très fréquente. Selon les études épidémiologiques, elle toucherait 12 à 15% de la population, soit près de 7 millions de Français. Toutefois, en 2004, la classification des céphalées a été modifiée par l'International Headache Society. Celle-ci a intégré un nouveau concept, celui de « migraine probable », par opposition à la « migraine typique ». Or les migraineux « probables » seraient presque aussi nombreux, soit environ 10% des Français. Au final, la proportion des migraineux adultes souffrant de migraines dépasserait les 20%.



Les femmes sont trois fois plus touchées que les hommes. C'est au moment de la puberté que la fréquence de la migraine augmente rapidement chez les filles, pour aboutir à une nette prépondérance féminine chez l'adulte. En effet, chez l'enfant, il ne semble pas exister de différence entre les sexes.
La migraine débute presque toujours avant l'âge de 40 ans, avec une fréquence et une sévérité des crises qui semblent diminuer au cours de la seconde moitié de la vie.
Parmi les femmes migraineuses, entre 25 et 60%, selon les études, présentent des crises au moment des règles (migraines cataméniales). Ces migraines rythmées par les menstruations, se manifestent la plupart du temps dans les cinq jours précédents la survenue des règles.
La grossesse peut modifier la fréquence des crises, comme le démontre une étude récente qui avait pour objectif d'évaluer la prévalence des céphalées dans une population de femmes enceintes. Plus de 1.600 femmes ont répondu à deux questionnaires, le premier en début de grossesse et le second au moment de l'accouchement. Il s'avère que 58% des femmes habituellement migraineuses ne l'étaient plus au cours de leur grossesse. Inversement, parmi les femmes qui avaient déclaré ne présenter habituellement ni migraine ni céphalée, 1,9% ont souffert de migraines pendant leur grossesse.


Aujourd'hui, il existe une large panoplie de traitements spécifiques, traitements de la crise ou de fond. Mais cette affection reste sous-diagnostiquée : 30 à 45% des migraineux ne consultent jamais, ce qui les conduit vers une automédication importante au moment des crises. Malheureusement, cette automédication mène à la céphalée chronique quotidienne, c'est-à-dire que par accoutumance les migraines deviennent quotidiennes.


Cette maladie est aussi largement méconnue par la famille des patients atteints, qui tend notamment à sous-estimer la gravité des crises, et par l'entourage professionnel, qui tend à ignorer l'importance du handicap lié à cette affection.


Chez l'enfant aussi, le sous-diagnostic est très fréquent, en raison d'un diagnostic difficile. Pourtant, la prévalence serait d'environ 10%. Or, la migraine est source de souffrances, de modifications du comportement et de difficultés scolaires…

ARRÊT DU TABAC & PRISE DE POIDS

Fumer fait perdre du poids et la prise pondérale qui suit l'arrêt n'est en général qu'un rattrapage, qui n'est d'ailleurs pas inéluctable… Comment prévenir ?


Le fumeur est en sous-poids et veut généralement le conserver lorsqu'il décide de cesser de fumer.
La prise de poids à l'arrêt du tabagisme est en moyenne de 2,8 chez les hommes et de 3,8 kg chez les femmes. Toutefois, nombre d'ex-fumeurs prennent davantage, et inversement, nombre d'ex-fumeurs n'en prennent pas, voire en perdent.

Choix alimentaires particuliers des fumeurs

L'alimentation du fumeur est différente d'un non-fumeur. Et les choix alimentaires du fumeur augmentent l'effet délétère des composants de la fumée sur les risques de maladies cardiovasculaires et de cancers…

Les fumeurs consomment davantage de calories que les autres (+4,9%), de lipides saturés (+8,9%), de cholestérol (+10,8%) et d'alcool (+77,5%). En revanche, ils consomment moins de lipides polyinsaturés, type oméga-3, lesquels sont bénéfiques pour la santé (-6,5%), de fibres (-12,4%), de vitamine C (-16,5%), de vitamine E (-10,8%) et de bêta-carotène (-11,8%)

La nicotine a des répercussions hormonales favorisant la protéogenèse. Autrement dit, la masse musculaire des fumeurs est plus importante et ils manifestent un besoin accru en protéines. Le fumeur a donc un appétit spécifique pour les protéines. Si la viande est la source principale de protéines de bonne qualité, elle apporte également quantité de lipides saturés. De plus, souffrant d'une perte du goût et de l'odorat, le fumeur les mange bien en sauce et y ajoute du sel pour favoriser la sortie des arômes. Un fumeur consomme deux fois plus de sel qu'un non-fumeur !
Egalement à mettre sur le compte de la diminution de sa sensibilité olfacto-gustative, le fumeur mange peu de légumes et de fruits, qu'il trouve sans goût, sans saveur.
Son régime spontané est donc riche en graisses saturées et en sel, et pauvre en fibres et en micronutriments. Celui-ci explique en grande partie la prévalence des maladies cardiovasculaires et de certains cancers.

Le fumeur est également un sur-consommateur d'alcool, en partie à l'origine d'une augmentation des prises énergétiques.
Et enfin, le fumeur consomme plus de café et de thé, qu'il sucre davantage que les autres. En fait, il élimine deux fois plus vite la caféine.

La stratégie

A l'arrêt du tabac, la diminution des dépenses énergétiques est estimée à 200 calories par jour chez un sujet modérément actif. Quant à l'augmentation de la prise alimentaire, elle se situe autour des 300 calories. C'est donc contre un excédant quotidien de 500 calories que le candidat à l'arrêt va devoir lutter.
Mais ce calcul théorique doit impérativement être adapté à chaque cas.
La prise énergétique spontanée au cours des deux premières semaines d'abstinence donne une bonne indication sur le gain de poids total prévisible. Il n'est donc pas utile d'imposer systématiquement un régime alimentaire restrictif et une activité sportive à tous les abstinents, qui souffrent déjà du sevrage. Laissons tranquilles ceux qui ne sont pas à risque.
A côté des régimes et de l'activité sportive, les substituts nicotiniques apportent une aide précieuse, particulièrement les gommes à mâcher. Leur usage est reconnu pour diminuer la prise pondérale.
Mais les habitudes alimentaires sont tenaces : il faut environ 5 ans pour qu'après l'arrêt du tabagisme, les choix et consommations se normalisent.

Toutes ces données montrent bien l'intérêt de se faire aider par un tabacologue ou un médecin généraliste formé au sevrage tabagique. Le sevrage est une aventure particulièrement difficile et chaque cas est différent.